Atos traverse une période charnière, marquée par une restructuration financière, des partenariats stratégiques et un regroupement d’actions. Faut-il acheter cette action ?
Cet article tente d’apporter des éléments de réponse en s’appuyant sur des analyses de médias professionnels et renommés. Entre une amélioration de l’activité commerciale, une dette encore préoccupante et des incertitudes sur l’avenir du groupe, les investisseurs s’interrogent.
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Atos réduit ses pertes mais son chiffre d’affaires recule
Atos a traversé une année 2024 marquée par des « fortes turbulences », selon son PDG, Philippe Salle. Le groupe a néanmoins enregistré un bénéfice net de 248 M€, contrastant avec une lourde perte de 3,44 Md€ en 2023.
L’excédent brut opérationnel a cependant chuté à 722 M€, contre 1,03 Md€ l’année précédente. Le chiffre d’affaires a reculé de 5,4% en organique, s’établissant à 9,58 Md€.
Cette baisse serait due aux résiliations de contrats et au ralentissement du marché, notamment aux États-Unis et en Europe.
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Au quatrième trimestre, le recul organique du chiffre d’affaires a atteint 11,5%, mais Atos souligne un regain de dynamisme commercial grâce au renouvellement de grands contrats.
a marge opérationnelle, quant à elle, a diminué à 2,1% du chiffre d’affaires, contre 4,2% en 2023. Par ailleurs, Atos ne versera pas de dividende pour 2024.
Le groupe prévoit de détailler sa nouvelle stratégie lors d’une journée investisseurs le 14 mai. En attendant, l’absence de perspectives chiffrées pour 2025 et la récente restructuration financière, qui a converti 2,9 Md€ de dettes en capital, pourraient maintenir une certaine incertitude autour du titre.
L’action Atos : entre restructuration et incertitudes
Atos traverse une période de grande instabilité, marquée par une gouvernance fragile, une dette encore élevée et un avenir incertain. La restructuration du groupe a engendré des coûts dépassant 700 M€, notamment pour l’adaptation des effectifs et la transformation de l’entreprise.
Le recours massif aux cabinets de conseil a également suscité la controverse, leurs honoraires sur cinq ans atteignant entre 600 M€ et 1 Md€, soit plus de la moitié du besoin de financement global annoncé pour 2024-2025.
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Malgré ces difficultés, Atos conserve des atouts stratégiques, notamment ses supercalculateurs BullSequana, qui intéressent l’État français. Des négociations exclusives sont en cours pour un rachat partiel.
De plus, le partenariat avec Microsoft et les investissements dans l’IA et le Cloud maintiennent une feuille de route technologique ambitieuse, bien que semée d’embûches.
Le risque de démantèlement reste cependant présent. Atos doit rapidement améliorer sa trésorerie et stabiliser sa direction pour rassurer ses clients et investisseurs.
Entre une potentielle renaissance et un effritement progressif, le groupe devra prouver qu’il peut encore jouer un rôle clé dans le secteur technologique européen.
Atos signe un partenariat stratégique
Atos continue d’investir dans les technologies de pointe en annonçant un partenariat stratégique avec Esri, spécialiste des systèmes d’information géographique (SIG).
Cette collaboration vise à développer des solutions innovantes pour les jumeaux numériques du territoire et des infrastructures, intégrant la puissance de l’IA.
Selon les deux entreprises, ces nouvelles solutions permettront de mieux collecter, gérer et visualiser des informations géolocalisées complexes grâce à la simulation et au développement de ces jumeaux numériques.
Bourse Direct détaille les implications de cet accord et son impact potentiel sur le marché.
Ce partenariat pourrait renforcer la position d’Atos dans le domaine des infrastructures numériques intelligentes, un secteur en pleine expansion.
Cependant, alors que le groupe cherche à se repositionner stratégiquement après une période de turbulences financières, la réussite de cette initiative dépendra de sa capacité à concrétiser des projets rentables et à restaurer la confiance des investisseurs.
Ce nouvel accord s’inscrit dans une dynamique positive, mais reste à voir s’il suffira à relancer durablement la croissance du groupe.
Atos prépare observe des signes de reprise
Atos prévoit de procéder à un regroupement d’actions d’ici début mai, une décision approuvée lors de l’assemblée générale de janvier. Cette opération intervient alors que le titre s’échange à un niveau historiquement bas, conséquence de l’importante dilution due à l’augmentation de capital de 233 M€ réalisée en 2023.
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Malgré un recul organique de 5,4% du chiffre d’affaires en 2024, supérieur aux prévisions du groupe (-4%), Atos note une amélioration au quatrième trimestre.
Les dirigeants mettent en avant une hausse de 9 points du ratio de prises de commandes sur chiffre d’affaires et des commandes totalisant 2,7 Md€. Le PDG Philippe Salle souligne un regain de confiance de la clientèle, soutenu par l’amélioration de la note de crédit du groupe.
Par ailleurs, Atos poursuit les négociations avec l’État français pour la cession de sa division « Advanced Computing » et envisage également la vente de « Mission Critical Systems », dont la valeur pourrait être revalorisée dans le contexte de l’augmentation des budgets de défense en Europe.
La stratégie à moyen terme du groupe sera détaillée lors du Capital Markets Day du 14 mai.
Résumé des Sentiments sur l’Action Atos
- 📈 Reprise commerciale : Amélioration des prises de commandes au T4, signe d’un regain de confiance des clients.
- 📉 Résultats financiers mitigés : Chiffre d’affaires en recul de 5,4% en 2024, au-delà des prévisions du groupe.
- 🔄 Regroupement d’actions : Mesure prévue pour mai afin de stabiliser le cours de l’action.
- 🤝 Partenariat stratégique avec Esri : Potentiel de croissance dans les jumeaux numériques et l’IA.
- ⚠️ Endettement et incertitudes : Malgré la restructuration, des doutes persistent sur la viabilité à long terme.
- 🛡️ Négociations avec l’État : Discussions en cours pour la cession d’actifs stratégiques liés à la défense.

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