L’action Renault en question : achat, attente ou prudence ?

Faut-il acheter l’action Renault ? C’est la question à laquelle cet article tente d’apporter des éléments de réponse, en s’appuyant sur plusieurs analyses récentes issues de médias professionnels et réputés.

Entre des résultats financiers solides, des perspectives 2025 plus prudentes, des risques réglementaires et un potentiel de valorisation jugé encore élevé par certains analystes, les avis sont partagés.

Nous vous proposons ci-dessous un tour d’horizon des arguments en faveur et en défaveur du titre, avec à chaque fois un lien vers l’article source à consulter en cliquant sur les liens.

L’action Renault profite de l’accord Nissan-Honda

Le titre Renault a progressé de +2% après l’annonce d’un protocole d’entente entre Nissan et Honda, qui pourrait également inclure Mitsubishi Motors. Cet accord pourrait avoir des implications stratégiques pour Renault, notamment en raison de sa participation dans Nissan.

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Oddo BHF maintient son opinion « surperformance » sur Renault, avec un objectif de cours à 60 €. Bien que l’impact direct pour Renault soit encore limité, le bureau d’études souligne que le constructeur pourrait jouer un rôle clé dans les discussions.

La monétisation potentielle de la participation de Renault dans Nissan et une meilleure perception de ce dernier renforcent la perspective d’un scénario favorable pour Renault.

Cependant, le succès de cet accord dépendra de sa mise en œuvre et des éventuelles retombées pour Renault, ce qui reste à surveiller dans les mois à venir.

Complément d’info :
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Action Renault : Une performance dans un secteur en difficulté

Renault s’est distingué en 2024, affichant une hausse de 27% en Bourse, alors que l’indice européen du secteur automobile chutait de 12%. La performance de Renault s’explique par des fondamentaux solides et un lancement réussi de nouveaux modèles, selon AlphaValue.

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Goldman Sachs recommande l’achat de l’action Renault, avec un objectif de cours de 57 €, tandis qu’Oddo BHF vise encore plus haut, à 60 €.

Renault a également bénéficié d’un « solide mix produits » et de la montée en puissance de ses best-sellers, comme la Dacia Sandero. En outre, l’entreprise a évité tout avertissement sur résultats, contrairement à d’autres poids lourds du secteur.

À moyen terme, les actions Nissan détenues par Renault sont perçues comme « toujours plus monétisables » après l’annonce de la fusion entre Nissan et Honda. Cependant, les défis liés à la concurrence chinoise et aux normes environnementales strictes en Europe pourraient peser sur le secteur en 2025.

Complément d’info :
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Renault : Un avenir prometteur mais des défis

Renault a connu une hausse de 27,49% en 2024, s’imposant comme l’un des rares constructeurs automobiles européens à afficher une performance positive, selon UBS.

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Cette performance est attribuée à une discipline sur les coûts et à une stratégie réussie de lancements de nouveaux modèles.

Des analystes, tels que Michael Foundoukidis d’Oddo BHF, soulignent que Renault possède « le cycle produits le plus attractif parmi les constructeurs généralistes européens », grâce à des véhicules récents comme la R5 électrique ou le SUV Duster de Dacia.

Ces modèles pourraient permettre à Renault de surperformer le marché européen en 2025, en particulier sur le segment des véhicules peu émetteurs de CO2. Cependant, des défis subsistent.

Bank of America et UBS restent neutres sur le titre, citant des pressions sur les prix et des objectifs ambitieux pour la division électrique Ampere.

La régulation européenne plus stricte sur le CO2 pourrait également peser sur les marges et nécessiter des ventes accrues de véhicules électriques.

Avec une gamme jeune et diversifiée, Renault semble bien positionné, mais devra naviguer dans un environnement concurrentiel et réglementaire exigeant.

Complément d’info :
Les performances des ventes d’automobiles dépendent, en partie, des prix de l’énergie. Pour rester connecté(e), suivez les évolutions de l’action TotaEnergies.

Renault : Une croissance solide et des ambitions pour 2025

En 2024, Renault a enregistré une croissance mondiale de 1,8 %, dépassant la progression du marché (+1,4 %), avec 1 577 351 véhicules vendus. Cette performance repose sur le lancement de huit nouveaux modèles, tels que la Renault 5 E-Tech et le SUV Rafale.

Pour en savoir plus, consultez l’article complet sur L’Argus : lire l’analyse sur L’Argus.

En Europe, Renault a progressé de 3,3 % (1 009 000 véhicules) dans un marché à +1,7 %, notamment grâce au Royaume-Uni (+21,4 %) et à l’Italie (+6,7 %).

La part des modèles premium Iconic et Esprit Alpine a doublé, atteignant 24 % des ventes. Les ventes de véhicules électrifiés ont augmenté de 20 %, et la R5, élue Voiture de l’année 2025, s’annonce comme un atout clé pour l’année à venir.

À l’international, les ventes ont également progressé, notamment au Brésil (+10 %) et en Corée-du-Sud (+81 %). En 2025, Renault prévoit de lancer la R4 et un nouveau SUV pour continuer à saisir les opportunités de croissance, malgré un environnement incertain et concurrentiel.

Complément d’info :
Les géants du secteur du luxe évoluent dans un contexte de forte concurrence, le groupe Kering et sa marque Gucci doivent s’adapter.

Résumé des Sentiments sur l’Action Renault 🚗

  • 📉 Repli du titre malgré de bons résultats : Renault dépasse les attentes en 2024, mais la prudence sur 2025 et les pressions réglementaires pèsent sur l’action.
  • ⚠️ Changement de ton chez Jefferies : la banque passe à « conserver », jugeant que le cycle de redressement classique est terminé et que les défis à venir sont plus complexes.
  • 📊 Potentiel de valorisation selon Morningstar : une action jugée sous-évaluée, avec un objectif de 85 €, malgré une incertitude élevée.
  • Optimisme de Berenberg : recommandation d’achat maintenue et objectif de cours relevé à 58 €, porté par une dynamique commerciale solide et un bon positionnement sectoriel.